A propos

L’enfance :

Né d’une famille de musiciens, Damien apprend la batterie avec son père Daniel qui donne des cours dans le grenier de leur maison. Damien reste souvent dans un coin pour écouter attentivement les leçons. Entre deux élèves, il se faufile derrière une des batteries et rejoue les exercices du cours qu’il à épié. Le salon de la maison est aussi transformé en salle de cours durant la journée, sa maman, Louisette, y donne des leçons de piano et d’accordéon. La chambre de Damien est juste à côté du salon, il est constamment bercé par les harmonies et se forge une solide oreille ainsi qu’une culture classique, musette et populaire. Les structures des morceaux et la compréhension des cycles deviennent rapidement quelque chose d’inné chez lui.

Daniel comprend vite que son fils peut d’ores et déjà accompagner un orchestre et prendre sa place de batteur. L’orchestre familial joue tous les week-end, pour des bals de mariage, ou des bals populaires. Damien n’a que quatre ans lorsqu’un jour, durant un bal, son père lui demande de le remplacer pour quelques morceaux de musette. Damien commence alors à apprendre les ficelles du métier directement sur scène. C’est à l’âge de 8 ans que son père décide de l’inscrire à l’école de musique de Franck Giraudeau où il apprendra à lire le rythme et progressera techniquement. A cette époque, le père de Damien commence à être malade, et pendant un bal au bout d’une demie heure, ce dernier ne peut plus assurer la batterie à cause de son mal de dos. Damien le remplacera tout le bal, 6 heures de répertoire non stop, allant du rock au disco du slow au paso et il n’a alors que 9 ans.

Les années 90

Le début des année 90 est marqué par un évènement douloureux, Daniel le père de Damien alors très malade, décède le 1er février 1992. À la suite de sa tragique disparition, Louisette décide, pour les grandes vacances, d’inscrire Damien à un stage de Jazz dans le sud de la France, pensant que le soleil lui ferait le plus grand bien et que rencontrer de nouvelles personnes l’aiderai à surmonter cette épreuve douloureuse. Elle ne s’imaginait pas que ce stage changerait la vie du jeune garçon. Il y rencontre Dennis Chambers, Steve Gadd, Chick Corea, Bireli Lagrene, Dominique Di Piazza et des amis comme Matthieu Donarier et Mathias Berchadsky. A la fin de ce stage, Dennis Chambers fasciné par les talents du jeune batteur de 11 ans lui offre quelques paires de baguettes et surtout sa double pédale de grosse caisse DW5000 ! Damien passera le reste de l’été enfermé dans le grenier à jouer de la batterie.

À la rentrée des classes, Louisette inscrit Damien au conservatoire Boris Vian de St Nazaire. Pendant les quatre années qui vont suivre, Damien fait d’énorme progrès grâce à son professeur et ami Hervé Porcher. Il suit aussi les cours de piano Jazz de Guy Boistel. Il a également des cours d’atelier ou il apprend à accompagner un solo, à nuancer le jeu, et tous les standards de Jazz.

En parallèle, il commence à jouer dans plusieurs groupes, dont un de fusion, avec ses amis Matthieu et Mathias rencontré au stage de Jazz un an auparavant.

Au fil du temps, il joue beaucoup de styles de musique différents qui par une heureuse coïncidence sont toujours en relation avec les cours qu’il suit au conservatoire. Il peut donc appliquer ses cours dans un contexte live.

Un jour, à Nantes, Hervé Porcher son professeur, l’emmène dans un studio qu’il a monté avec un ami pour que Damien enregistre sa pièce d’examen écrite par Hervé.

Damien tombe amoureux de ce lieu, de ces machines, de cette immense console de mixage, de ces micros, du son de batterie qui sort de ces enceintes énormes. Tous cet environnement est nouveau pour lui, il est ébahi et deviendra accro au studio. Très vite il veut s’équiper. Grâce aux nombreux bals qu’il fait avec des orchestres de la région et les concerts avec ses groupes, il à déjà de l’argent de coté et décide d’investir dans du matériel d’enregistrement. Il commence avec un multipiste direct to disk Foster, une console 16 voix mackie et quelques micros. Le grenier de la maison se transforme en studio.

Cette année est aussi sa dernière année au conservatoire, mais Damien passe plus de temps à s’enregistrer et chercher de nouvelles sonorités que réellement travailler ses cours. En parallèle, Damien est en échec scolaire, il est sans cesse en conflit avec ses professeurs, se sent incompris, ne supporte pas l’autorité et se demande pourquoi on lui demande bêtement de réciter des choses apprises par cœur sans chercher à les comprendre. Pour lui tout cela n’a pas de sens.

Cette année 1997 est un échec. Il redouble son année de 3ème, n’a pas son B.E.P.C et n’a pas non plus son D.E.M (Diplôme de fin d’Étude Musicale), mais il a un album dans la boite aux couleurs reggae qui sortira sous le nom de Yossoma, fin 1998. Contrairement à ce que l’on pourrait croire Damien ne joue pas de batterie dans son groupe Yossoma, il chante. Il passe l’année 98/99 à l’école EF2M de Tourcoing, où il prend des cours de chant et approfondit ses techniques de M.A.O (Musique Assisté par Ordinateur). Son 1er album, sorti fin 98, trouve son public et rencontre un franc succès dans la région. L’été 99, Yossoma enchaine les concerts à un rythme effréné.

Après cette saison mouvementée, Damien décide d’enregistrer un nouvel album avec son groupe Yossoma qui sort en 2000. Cet album mène le groupe jusqu’aux sélections des Printemps de Bourges. Malheureusement Yossoma est disqualifié juste avant la finale, mais c’est avec un autre groupe ‘La Jam Session’ qu’il remporte cette finale. Dans ce groupe Damien est batteur et chanteur, il participe aussi aux compositions. La Jam Session donne de nombreux concerts dans tout le pays. Damien découvre alors l’hexagone qu’il ne connaissait pas. C’est aussi avec La Jam Session que Damien découvre le pays d’origine de son père, le Maroc. Une tournée de 15 jours qui lui permet d’aller à Meknès, la ville natale de Daniel son père.

Les années 2000, début de la carrière…

En 2001 de retour du Maroc, Damien pense avoir écumé la région et ne voit plus aucun avenir ici. Il emménage alors à Paris avec son amie de l’époque. Il sort régulièrement dans un squat de Pigalle avec des amis Nantais qui viennent y voir des concerts underground. C’est la qu’il rencontre le guitariste de Michel Mayetela, un chanteur Congolais, qui l’introduira dans le groupe. Damien donne alors son premier concert à Paris. Il découvre ensuite les clubs parisiens dont l’incontournable Baiser Salé, qui organise des jams jusqu’au petit matin. Il y fait de nombreuses rencontres, dont son acolyte rythmicien, le bassiste Hadrien Feraud. Ils deviennent une des références rythmiques les plus emblématique des années 2000 à Paris.

Damien aura la chance de pouvoir jouer autant de jazz que de pop. En 2003 alors qu’il jam au Caveau des Oubliettes, il rencontre un bassiste avec qui il enregistrera l’album de Georges Alain Jones (ancien candidat de la star académie). Le manager de Georges Alain est aussi le manager d’un des chanteurs les plus populaire en France : Yannick Noah. Lorsqu’il voit Damien jouer il lui demande de suite d’intégrer le groupe de Yannick, leur batteur étant indisponible. A l’occasion d’un concert caritatif pour l’association de Yannick Noah, les Enfants de la Terre, Damien accompagne de nombreux chanteurs qu’il adore et dont il connait le répertoire grâce a tous les bals de son enfance. Une part de son rêve est exaucée lorsqu’a ce concert il accompagne Jean-Jacques Goldman, que Damien considère comme l’un des plus grands auteurs et compositeur français.

À force de Jam les rencontres se multiplient et Damien croise la route de Cheick Tidiane Seck, un des piliers de la musique africaine à Paris. Cheick Tidiane Seck adore le jeu de Damien car il lui rappelle celui de Paco Serry. En 2006 Damien partira avec lui pour un concert au Mexique. C’est lors de ce voyage qu’il fera deux rencontres importantes. La première personne est le bassiste Guy N’Sangue Akwa. Guy n’est autre que le bassiste du grand violoniste de Jazz Jean-Luc Ponty. L’autre personne est Marie Daulne la chanteuse charismatique du groupe Zap Mama. Marie flash tout de suite sur Damien en le voyant jouer. Damien rejoint alors son groupe basé en Belgique. Il va alors passer beaucoup de temps à Bruxelles et en tournée dans toute l’Europe.

A la même période, alors que Damien est en vacance chez sa mère, il reçoit un coup de téléphone de Bireli Lagrene. Il croit d’abord à une plaisanterie d’un grand ami musicien Dominique Di Piazza. Souvenez-vous, Damien avait rencontré Dominique et Bireli alors qu’ils jouaient ensemble accompagné par Dennis Chambers au stage de Jazz en 92. Depuis Dominique et Damien se sont lié d’amitiés, et Damien sait que Dom’ est un farceur qui aime faire des canulars téléphoniques. Mais après quelques minutes d’incertitude, le doute se dissipe, il s’agissait bel et bien de Bireli Lagrene au bout du fil. Il l’appelle pour lui proposer de participer à son prochain album Electric Side. Pour Damien c’est la consécration. C’est avec Hadrien et Michael Lecoq qu’ils enregistrent cet album qui sortira en 2008.

En parallèle, Damien toujours aussi fou de production musicale a transformé son studio de 34 mètres carré en home studio. Il s’est même équipé d’une cabine insonorisé pour pouvoir enregistrer de la batterie ou du chant de jour comme de nuit. C’est dans ce studio qu’il produira réalisera et arrangera l’album d’un ami, dont il adore la musique, Michel Mayetela. Pendant la production de l’album de Michel, Zap Mama décide de faire une tournée américaine de 3 mois pour présenter son nouvel album : Supa Moon sur lequel Damien a enregistré avec Meshell N’Degeocello. Juste avant de partir en tournée Zap Mama n’a plus de guitariste. C’est alors que Damien propose de prendre son ami Yann Negrit en remplacement.

A l’occasion de cette tournée Damien obtient un visa longue durée pour les USA. Il décide d’en profiter et y emménage en janvier 2008. Il habitera tout proche de Venice Beach. Damien adore l’endroit car il retrouve la mer qui lui manquait à Paris. Son ami Guy N’Sangue, le bassiste de Jean-Luc Ponty apprend que Damien habite maintenant Los Angeles. Il lui propose de faire un remplacement avec Jean-Luc Ponty et c’est ce remplacement qui fera de lui le nouveau batteur de Jean-Luc qu’il est encore jusqu’à ce jour.

Aux USA, Damien essaie de vendre ses productions ; Michel Mayetela ou la chanteuse Allinda pour qui il produit et réalise quelques titres mais sans aucun succès. Un jour qu’il est au Namm Show (le plus grand salon de musique au monde), il rencontre Alain Caron. Alain lui propose de jouer avec lui et pourquoi pas de faire un disque. Ils enregistreront l’album Septentrion qui remportera le Felix d’Or québécois (L’équivalent des victoires de la musique) dans la catégorie meilleur album Jazz de l’année.

Cette même année 2010 Damien reçoit un message curieux sur Facebook d’un certain Anton Davidyants et Féodor Dosumov de Moscou. Ils lui proposent de venir jouer avec eux en Russie. Damien découvre alors la Russie et c’est un choc, il se rend compte de la fausse propagande que l’ont fait de ce pays et rencontre des gens charmants. Il découvre Anton et Féodor et le trio devient vite très soudé, à tel point que Damien revient à Moscou deux mois plus tard pour enregistrer le premier album de ce nouveau trio. Cet album s’intitulera Moscow et le groupe Impact Fuze.

2010 Les Projets

Chaque fois que Damien rentre à Los Angeles, il se sent de moins en moins chez lui. Il n’aime plus la ville. Lassé, depuis 3 ans, de se trouver face à des portes fermées quand il propose ses productions et lassé de cette musique binaire américaine, lui qui a tant joué de musique africaine, il décide de déménager à Montréal suite à la proposition d’Alain Caron d’enregistrer un deuxième album : Multiple Faces. Damien était déjà venu à Montréal jouer au DrumFest en 2009 et avait été conquis par cette ville paisible et apaisante. Il habite d’abord sur le plateau, lieu ou beaucoup de Français débarquent au Québec, puis il déménage dans un quartier magique, St Henri ! Son appartement est à deux pas du métro, près du canal Lachine. Grâce à Sylvain Coutu qui à cette époque était Artist-Relation chez Mapex Canada, il trouve un local pour y mettre son matériel et en faire un studio.

Tout en continuant les tournées avec Jean-Luc Ponty, Alain Caron, Franck Gambale, Impact Fuze, il décide de concrétiser deux idées qu’il avait ébauché aux USA. La première, celle qui lui tient à cœur depuis longtemps c’est de revenir au chant. Il n’a jamais arrêté de composer mais n’est jamais satisfait du résultat malgré les 250/300 titres qu’il a en stock. Il cherche quelque chose d’original et en avril 2011 décide de donner un concert avec son groupe : dada show. Sa deuxième idée est venue alors qu’il allait en soirée à Los Angeles. Il entendait souvent cette musique étrange, half-time, aux sonorités surprenantes que les gens appelaient Dub-Step. Il s’était dit qu’un jour il ferait un album électro et c’est à Montréal que cet album verra le jour. Il enregistre les batteries au studio Piccolo qui appartient a son ami Dominique Mercier, batteur de Céline Dion. Il veut donner à la batterie un son spécial. L’album Electro-Schmitt s’intitulant ‘Make Some Noise’ verra le jour en janvier 2013.

Juste avant l’enregistrement de cet opus électro, et suite a une vidéo du dada show posté sur Facebook, une production télé qui prépare un nouveau jeu musical, contacte Damien pour lui proposer de participer. Cette proposition tombe à un moment ou Damien pense avoir fini son album, et il répond positivement à la demande. Il pense que cela lui fera une belle promotion. Il se retrouve alors sur le plateau de The Voice le soir ou l’émission pulvérise les records d’audience ; 9 millions de téléspectateurs voient Damien jouer de la batterie et chanter en même temps. Damien ira jusqu’aux battles avant d’être éliminé. Quelque part il est soulagé car il n’aime pas l’ambiance de ces plateaux télé, qu’il avait déjà côtoyée lorsqu’il jouait avec Yannick Noah (Star Academy) et Sinclair (Nouvelle Star).

Ensuite, Il fait un clip d’un de ses vieux morceaux ‘J’ai Aperçu’ qui représente bien son univers musical. Visiblement sa musique est trop ‘barrée’ et le public n’accroche pas. Il décide alors de tout jeter et de tout recommencer, recomposer, et réenregistrer un nouvel album.

En parallèle, il créé avec Alex Grousset un Français expatrié à Montréal une application éducative, isYOURteacher. Les leçons données en vidéo par des artistes de renom permettent à l’utilisateur de choisir l’angle de caméra. Chaque vidéo est filmée par 4 caméras à des tempos différents, avec un métronome et un play along. En 2013, son associé et ami Alex décide de déménager en Espagne. Damien se sent seul et décide de retourner vivre à Los Angeles pour continuer à travailler sur son nouvel album.

Entre temps, Damien est allé jouer quelque fois au Mexique et notamment à Guadalajara en 2008. Damien adore cette ville. Il y rencontre beaucoup de monde dont un groupe de musiciens : Quinta Kalavera. Ils invitent Damien à assister à une répétition et lorsque le groupe commence à jouer, il retrouve une magie qu’il avait oublié. Il se passe quelque chose à ce moment précis. Ces gars là ne sont pas les meilleurs mais il y a de la magie, le chanteur est charismatique et Damien aime leurs compositions à base de salsa, meringué, reggae/ska, cumbia.

Début 2014, il retourne à Los Angeles, mais en mars Damien est déjà fatigué. L’Amérique n’est pas faite pour lui. Il décide de rentrer en France pour changer d’air. Il retrouve son ami d’enfance Jeremy Ouisse à qui il parle de ses projets. Jeremy se propose de l’aider, au moins pour faire quelques bonnes vidéos, et plus si besoin. Damien décide alors de finir cet album. Il repart pendant les quelques mois d’été à Los Angeles finir les enregistrements puis rentre à Paris. L’album s’intitulera Irremplaçable. Avec Jeremy, suite à ce projet, ils décident de monter un label : Musikland.

Pendant les démarches pour l’album dada, Damien à l’idée de monter un groupe. Il ne sait pas encore très bien ce que sera ce groupe lorsque le festival Jazz en Baie tient à intégrer Damien à leur programmation. Damien n’a aucun morceau mais il accepte. Il a déjà des idées. Après avoir beaucoup voyagé, il se rend compte que peut être, tout ce qu’il cherchait était autour de lui depuis le début et que son pays natal inspire tellement le reste du monde qu’il faut être fier de ce qu’on est. Il rappelle ses vieux amis français comme Michael Lecoq avec qui il a enregistré l’album de Bireli Lagrene, Michel Alibo à la basse et Stéphane Edouard aux percussions avec lesquels il jouait dans SIXUN, Yann Negrit à la guitare avec qui il jouait dans Zap Mama et Fred Dupont. Pour commencer à promouvoir ce groupe, ils décident avec Jeremy de faire des vidéos et pourquoi pas un DVD. Damien sait aussi qu’il a une solide réputation en tant que batteur et qu’il serait temps de faire quelque chose en tant que batteur-leader. C’est décidé les tournages de ce DVD auront lieu en novembre 2015.

Damien retourne ensuite au Mexique finaliser l’album de Quinta Kalavera : ‘de la gente’. Cet album est sorti en avril 2016. Le DVD de dam’nco sortira en octobre 2016 et Damien travaille actuellement sur un deuxième Electro-Schmitt qui sera enregistré LIVE en novembre 2016. Restez a l’affût !!